Odile Delissnyder née Vasseur

1936

de Paris

« J’avais à peine six ans et il y avait foule autour de moi, famille, jeunes STO, Alsaciens et Lorrains. »

« C’est l’été et nous sommes venus en vacances chez l’Oncle Louis, du 1er juillet au 30 septembre. Lorsque la guerre a été déclarée le 1er septembre 1939, nous sommes restés à St Jean jusqu’à la rentrée scolaire de 1942. Nous serions bien restés davantage mais la cure et les fermes avoisinantes, ainsi que Prégentil débordaient de jeunes qui se cachaient des Allemands.

En 1943, l’Oncle Pierre était là. Il était très beau, et surtout très gai. J’ai encore dans l’oreille ses éclats de rire lorsque nous triions les lentilles. J’étais sur ses genoux et les lentilles étaient pleines de petits rochers et habitées par les charançons. Je ne devais pas apprécier leur présence et ma tête faisait rire l’oncle Pierre.

Je me souviens également très bien d’Henri PARMENTIER qui travaillait avec un groupe de jeunes (René BAUMANN, Léon SPECKLIN, François LANDRY et autres) à la construction du bâtiment en pierre du lycée. Il jouait du cor et cela résonnait beaucoup dans la vallée. Lui aussi était très beau. Evidemment, je ne me souviens que des moments heureux de détente où ils venaient  à la cure. »

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