Jeanne Gilbert-Jeanselme 

1922

de Saint-Léger-les-Mélèzes

Propos recueillis par Lucile QUEYREL et Muriel ARIEY BONNET

Retranscrit par Marie-Anne ALLEMAND

« J’habitais à Saint Jean Saint Nicolas au lieu-dit Les Richards près de Pont du Fossé. J’avais 17 ans au début de la guerre »

La résistance

« J’ai connu quelques résistants de mon village qui se sont cachés au chalet de la Beaume, un peu plus haut dans la montagne pour éviter de partir au STO (Service de travail obligatoire) en Allemagne.
C’est ma sœur qui leur menait à manger le soir à la tombée de la nuit. »

Le quotidien

« Durant cette période, ce sont des souvenirs de « manque » qui remontent en mémoire ainsi que de « dur labeur » car les hommes partis, il fallait les remplacer pour les travaux des champs, couper le bois, etc… ce qui se rajoutait au travail de la maison »

« Seuls les pères de 3 enfants n’étaient plus mobilisables. Mon mari a été immobilisé en 1943 à Gap pour réparer les chaussures des soldats jusqu’à la fin de la guerre. »

Santé

« Le 14 juillet 1940, je suis partie en camion-ambulance à la maternité de Gap où j’ai accouché le 31 juillet. C’est seulement le 12 août que j’ai regagné mon domicile. Pendant 42 jours, j’étais sans nouvelles et sans visites de mon mari qui avait peur de se faire arrêter car il était réfractaire au STO. »

Combat

« Celui de Laye a eu lieu le 17 juillet 1944  et c’est seulement le lendemain que les gendarmes l’ont annoncé. Certains avaient vu de la fumée au loin »

Les moments agréables

« Mon mari avait de temps en temps des permissions pour aller voir sa famille. Il n’a jamais participé à des bals clandestins. »

Le jour de la libération

« Les cloches ont sonnées une journée entière. J’étais très heureuse car mes 2 frères étaient mobilisés l’un à Jausiers, l’autre à Briançon. »

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